Accueil › Guides › Comprendre la rentabilité locative
Le calculateur présent sur chaque fiche commune donne trois chiffres : rentabilité brute, rentabilité nette, et un cashflow simulé. Voici ce que chacun signifie, et les pièges à éviter avant de s'y fier pour une décision réelle.
Rentabilité brute = (loyer annuel ÷ prix d'achat) × 100. C'est le chiffre le plus cité, le plus simple à calculer, et le moins informatif sur ce que vous allez réellement toucher. Il ignore la fiscalité, les charges, la vacance locative et les travaux — deux biens à 5 % de rentabilité brute peuvent avoir des rentabilités nettes très différentes selon leurs charges.
Notre calculateur déduit du loyer brut : la vacance locative (un pourcentage du temps où le bien n'est pas loué), les frais de gestion (si vous passez par une agence), la taxe foncière et les charges de copropriété. Ces quatre paramètres ont des valeurs par défaut affichées comme telles — ce ne sont pas des données officielles mais des hypothèses raisonnables que vous devez ajuster à votre situation réelle (le montant exact de taxe foncière d'un bien précis, par exemple, ne peut venir que de l'avis d'imposition du bien ou de l'agence).
Au-delà de la rentabilité nette, certains investisseurs calculent une rentabilité "net-net" qui intègre aussi la fiscalité personnelle (régime micro-foncier, réel, micro-BIC/LMNP, tranche marginale d'imposition). Cette étape dépend fortement de votre situation fiscale individuelle — le calculateur propose désormais une estimation dans le bloc dépliable "Estimer l'impôt sur vos revenus locatifs", mais ce n'est pas un conseil fiscal : elle applique des règles générales simplifiées (abattement forfaitaire du micro-foncier ou du micro-BIC, ou déduction des charges réelles et de l'amortissement pour les régimes réels) sans tenir compte du reste de votre situation (autres revenus, autres biens, quotient familial, plafonds d'éligibilité qui évoluent chaque année). Tous les paramètres (tranche marginale d'imposition, taux de prélèvements sociaux, durées d'amortissement) sont des valeurs par défaut modifiables, jamais des données officielles propres à votre cas.
Pour un bien loué meublé au régime réel (LMNP réel), un onglet dédié permet de simuler l'amortissement : le prix du bien (hors terrain) et le mobilier sont déduits du revenu imposable chaque année, sans sortie d'argent réelle, ce qui explique pourquoi ce régime affiche souvent un impôt très faible pendant de nombreuses années. Un professionnel (expert-comptable, notaire) reste la seule source fiable pour une décision réelle, notamment parce que les seuils et taux légaux évoluent d'une année sur l'autre.
La rentabilité mesure un rendement en pourcentage du prix d'achat. Le cashflow mesure un flux de trésorerie mensuel réel : loyer net moins mensualité de crédit. Un bien à forte rentabilité peut avoir un cashflow négatif si l'apport est faible et le crédit cher ; un bien à rentabilité modeste peut avoir un cashflow positif avec un bon apport. Les deux notions se complètent, elles ne se remplacent pas.
Ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Pour le détail des sources et des filtres appliqués, voir la méthodologie.